Les dirigeants de PME-ETI et le digital [1/3]

Où se situent les responsables de petites entreprises françaises face à la révolution numérique ? La transformation digitale est-elle actée par les plus gros employeurs de France ? bpifrance a lancé une grande enquête l’année dernière pour connaître les positions, les projets et les freins des dirigeants. Son rapport « Histoire d’incompréhension » retrace les réponses de plus de 1800 personnes, formant ainsi une enquête inédite. Les secteurs les plus représentés dans l’étude sont l’Industrie, le Commerce et les Services. Grizzlead est allé creuser pour vous faire un point sur la situation.

Partie 1 : constat

 

L’intégration de la révolution digitale : aujourd’hui, seuls 53 % des dirigeants estiment que l’impact de la révolution digitale sera majeur dans les cinq prochaines années. Au sein des chefs conscients, 63 % n’ont pas encore établi une feuille de route claire sur les actions à mener. Plus alarmant, 73 % d’entre eux n’ont pas engagé d’action en faveur de la digitalisation.

Les acteurs : au sein de l’entreprise, qui donne l’impulsion ? La Direction Générale dans une très forte majorité (77 %). Si quelques structures sont motivées par leur DSI ou une équipe dédiée, les décisions restent en haut de la pyramide. Reste à voir si les décisions vont descendre dans les services concernés d’abord, puis dans l’ensemble des départements. Afin de déployer les actions, il peut être utile de travailler en mode expérimental. C’est pourquoi bpifrance s’est intéressé à cette pratique. Il ressort que 39 % des PME-ETI exploitent ce type de management.

Les freins : la complexité du sujet reste la limite majeure à une transformation digitale de sa structure pour 34 % des dirigeants. Viennent ensuite le manque de compétences (32 %), de moyens (28 %) et la résistance au changement (28 %). Si les manques de ressources peuvent se résoudre en petit comité, le désintérêt de la part des équipes est assez préoccupant. Pour pallier le problème, les dirigeants peuvent se lancer dans la formation ou simplement renforcer leur communication.

L’intégration du client : la révolution digitale ne concerne pas uniquement les outils, mais tout le processus. Celle-ci propose de revoir sa relation au client pour l’intégrer dans la création de valeur. Cette notion a été bien acceptée de la part de 57 % des répondants puisqu’ils affirment associer leurs clients à la conception de leurs offres.

L’exploitation des données : vaste mouvement, la collecte et la gestion des données en masse sont désormais possibles grâce à la transformation digitale. Si les grands groupes s’en servent allègrement, qu’en est-il des petites structures ? Les données intéressent 39 % des dirigeants interrogés. Pour les plus frileux, la collecte et le traitement sont complexes (31 %), chers (34 %) et gourmands en compétences (24 %).

Si certains chiffres semblent cohérents avec les pratiques et les besoins des structures, d’autres révèlent quelques écarts. Découvrez les différences sectorielles et les niveaux de maturité parmi les entreprises représentées dans la suite de notre saga estivale !

By | 2018-07-13T16:22:19+00:00 13 juillet 2018|Non classé|

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